Centre d'études et de recherches en arts platiques

Pascale Weber

parcours

In/Ex-trusion mémorielle 2
In/Ex-trusion mémorielle 3
In/Ex-trusion mémorielle 4
In/Ex-trusion mémorielle 5
In/Ex-trusion mémorielle (2010)


Mon travail s’est longtemps organisé autour de la notion de territoire (espace privé et/ou public, intérieurs habités par les objets, espace de rencontre et d’enfermement, de tensions, de mise en exposition de soi, mais aussi espace d’une impossible rencontre, d’un soliloque toujours reconduit), avant de s’intéresser de façon plus précise à la question de la mémoire (mémoire du lieu et du corps, patrimoine, relation entre fonction mémorielle et imaginaire).


Ayant souvent opéré dans le cadre de résidences d’artistes, invitée chaque fois à définir d’abord les modalités de l’intervention, mon travail plastique (textes, interviews, happenings, vidéos, photographies et installations multimédiatiques) rend compte du territoire traversé et mis en cause par l’artiste dans son travail, mais aussi de l’espace-temps qui lui est assigné, des refuges qu’il s’invente, de l’espace qu’il tente d’ouvrir par son regard et son action, du jeu permanent opéré entre ses souvenirs et son anticipation dans une œuvre in progress, qui ne cesse de se déborder.

appartement (du) témoin
Appartement (du) témoin : Installation et performance consistant à emménager (après avoir défini et dessiné un espace domestique dans un lieu public strictement règlementé) et à séjourner jour et nuit et plusieurs semaines dans la Galerie de l’Hôtel de Ville de Besançon. (2005)


Exemples d’actions :

Accrochage illicite d’images dans des musées (Dans la cour des grands - Musée des Beaux-Arts de Besançon, Je suis chez moi où je veux - Musée Niepce de Châlon s/Saone 2002 ),
Détournement de cartons d’invitation (Petits Détails - Le 19, Montbéliard, 2002 ), Organisation d’un happening clandestin, en invitant des inconnues à danser dans une rétrospective sur Fluxus (deuxmusesaumusées - musée d’art contemporain de lyon - 2001 ),
Création en 2002 de la BtP ( Banque du temps qui Passe ), ouverture d’un guichet provisoire à Toulouse en 2003, faillite en 2005.
Hébergement durant une année chez des particuliers, un foyer par mois (L’utopie domestique - Vidéoformes - 2003 / 2004), organisation d’un banquet happening (Faisons comme chez nous). Service d’artiste à domicile chez des personnes âgées durant plusieurs mois (Fidèles inanimés - Théâtr’Èprouvette - 2004 ),
Réalisation de perchoirs de rencontre pour oiseaux esseulés de passage (CPIE Clermont-Dômes - 2004).
Occupation d’un commissariat de police désaffecté (4 m2, Nantes, 2005) et réflexion sur l’espace minimum de vie,
Emménagement dans la Galerie de l’Hôtel de Ville de Besançon : L’ Appartement (du) témoin (mai-juin 2005),
Présentation de films amateurs réalisés en mer par des marins lors de voyages au long cours et photographies de leur foyer afin d’établir le lien de continuité entre les deux lieux qu’ils habitent (Les marins de Dieppe - Le temps d’une marée - 2005).


Travaux plus récents : Le Complexe Fraternel

Résidence partagée avec Jean Delsaux : douze mois à la Maison du Peuple de Saint-Claude (Jura, 2007), une ancienne coopérative ouvrière transformée en un lieu multiculturel, complexe tant par sa structure architecturale que par les activités socio-culturelles qu’elle recèle et la restructuration de l’association qui la gère. Réalisation d’une installation multimédia et d’un happening traitant de la superposition spatio-temporelle de trois utopies : la maison coopérative construite entre la fin du XIX° et les années 80, le réaménagement à des fins d’activités culturelles diverses, la restitution d’un système d’impressions sensibles par deux artistes en résidence (Le complexe fraternel).




Le Complexe fraternel : installation-projection Le Complexe fraternel est un travail mené avec Jean Delsaux dans une ancienne coopérative ouvrière jurassienne (Saint-Claude -39), devenue aujourd’hui un centre culturel.


Immémorial :


Le projet Immémorial traite de l’espace de la mémoire. Il s’agit d’une suite d’installation-projection dans laquelle le spectateur circule comme s’il pouvait arpenter des souvenirs (réels, fictifs, mixtes). Le son circule comme des courants d’airs, on peut ainsi capter et perdre une discussion en traversant la pièce. 4 versions de ce projet ont déjà été présentées, les 2 dernière étant interactives : Non-lieu de la mémoire (2007-2008), In/Ex-trusion mémorielle (2009-2010).

Immémorial-version n°1 : photogramme



Immémorial-version n°2 : projet 3D d’installation



Immémorial-version n°3 : installation-projection interactive


Immémorial-non-lieu de la mémoire : (3ème version du projet)
Cette installation insiste sur l’aspect non linéaire du film, découpé en 74 clips d’une durée de 10 secondes à 1 minute et propose une projection aléatoire, chaque fois nouvelle : des mots appellent des images qui appellent à leur tour des mots. Est-ce ainsi que fonctionne notre mémoire ? Les images se suivent avec une logique qui nous échappe, mais qui affirme la dimension amoureuse de nos choix, de chacune de nos actions.


Immémorial-version n°4 : installation-projection interactive

In/Ex-trusion mémorielle 6


Immémorial-In/Ex-trusion mémorielle : (4ème version du projet)
Cette version a été conçue pour être présentée sur un mono-écran. Elle a été projetée lors des conférences, présentations artistiques « Extramuros », à l’Auditorium du MAMAC (Nice, Promenade des Arts), organisées par l’Université de Nice Sophia Antipolis le lundi 22 mars 2010.
Dans cette version, j’ai intégré des films de famille, qui introduisent une nouvelle scission dans le type des média compilés : se cotoient désormais les images que j’ai tournées en étant donc derrière l’objectif, et les images qui ont été faites d’une petite fille, tandis que j’étais cette fois devant la caméra et un troisième type d’images, celle que j’ai réalisées, adulte, de jeunes enfants en écho à celles que je m’étais appropriées de moi ou de ceux de ma génération, enfants.
Ainsi à la multiplication du sujet, s’ajoute la multiplication des regards et des rôles : celui qui donne à voir, celui qui regarde, celui qui se voit regarder et qui donne à voir se regardant… S’il n’y a de vérité que liée au point de vue, cette multiplication des rôles signe une démultiplication de la vérité également.

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