Centre d'études et de recherches en arts platiques

Pavillon des images sublimes 2005/2007

série de douze panneaux sur papier de 150 cm de haut, aux largeurs variables entre 25 cm et 50 cm.

Les parties basses ou prédelles qui mesurent environ 40 cm de haut sont des photographies photocopiées collées et assemblées.
Les parties hautes sont réalisées en technique mixte alliant encre et pigment, les dernières couches sont au pastel à l’huile.
L’ensemble de ce travail témoigne de la recherche d’un autre fonctionnement de l’espace pictural par une relation particulière entretenue entre les photos des prédelles et les pans de couleurs au-dessus.
L’utilisation de la prédelle-photo en partie basse rappelle, bien sûr, l’usage de la prédelle dans les parties basses des polyptyques de la peinture occidentale, depuis le Moyen-âge. On y traitait parfois un autre sujet que celui développé dans la partie haute du tableau, la partie principale. Dans cet ensemble titré : « Pavillon des images sublimes », la prédelle, espace de la photo, renvoie à un lieu réel, celui du « Pavillon des images merveilleuses », photographié dans le Parc de Beihai, à Pékin. La partie haute, frontale, est l’espace de la couleur, rouge monochrome. Les photos de la prédelle montrent un enchevêtrement de colonnes rouges, tel un labyrinthe. L’interprétation du lieu, par l’impression forte qu’il produit, in situ, est ici renforcée par le dispositif plastique mis en place. Si de part en part on parvient à traverser visuellement l’espace, toutefois celui-ci est fractionné par la juxtaposition d’une véritable forêt de colonnes se cachant les unes les autres, en escamotant les arrières-plans. L’espace entre les colonnes , se découpe en étroites lamelles verticales créant l’effet d’une précipitation formelle plissée en hauteur. L’impression déroutante est celle d’un lieu qui ne livre pas au regard sa configuration, qui ne se laisse ni appréhender, ni comprendre dans sa totalité.
La perspective des dalles grises du sol, d’avant en arrière de la photo, conduit le regard, qui s’appuie aussi sur des balustrades basses, ajourées de barreaux, reliant sur le pourtour les colonnes entre elles. Ces segments structurent en biais l’édifice en indiquant une circulation et une échelle par le contraste opéré avec les monumentales colonnes.
Les parties hautes des panneaux, des monochromes rouges, sont un écho formel et chromatique aux colonnes, aux portes de l’architecture chinoise, traditionnellement rouge et picturale.

Oculi

série de six panneaux sur papier de 89 cm de haut sur 50 cm de large, encre de Chine, collage photographique au centre.

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